La transition énergétique et les réseaux de chaleur

La Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) comporte 212 articles visant à renforcer l’indépendance énergétique de la France et à lutter contre le dérèglement climatique. Ces ambitions portent sur la conception d’un nouveau modèle énergétique pour la France et sur la diminution importante de l’utilisation des énergies fossiles.
Ainsi la France a inscrit dans cette loi, l’objectif de porter la part des énergies renouvelables dans sa consommation brute à 32 % en 2030. Quant à l’Union européenne et son nouveau Paquet Énergie Climat 2030, elle a décidé d’atteindre 27 % d’énergies renouvelables dans son bouquet énergétique.

Concrètement une série de mesures ont été prises, d’une part pour favoriser la croissance économique durable par la création d’emplois pérennes et non délocalisables et d’autre part pour réduire la facture d’énergie.
Par conséquent l’ensemble des parties prenantes à la vie économique, les citoyens, les entreprises et les territoires doivent participer au développement des énergies renouvelables et de récupération (ENR&R) pour engager la croissance verte.

Les réseaux de chaleur sont une réponse clé aux enjeux de la transition énergétique.
La quantité d’énergie les alimentant vise à être multipliée par 5 à l’horizon 2030. Les dispositifs comme la TVA à 5,5% et les aides apportées par l’État au travers du Fonds Chaleur permettent ainsi de contribuer à cet objectif vertueux.

Diversifier les ressources

L’énergie que nous utilisons pour nos activités, qu’il s’agisse de faire fonctionner une usine, d’éclairer une ville, de faire rouler un train ou de chauffer un immeuble, génère des émissions de gaz à effet de serre. Ces émissions sont plus importantes si l’énergie utilisée est une énergie « fossile » (charbon, pétrole, etc.).
Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous devons prioriser les énergies renouvelables et de récupération (bois énergie, solaire, thermique, photovoltaïque, etc.).
Ces énergies permettent notamment, via des réseaux de chaleur, d’alimenter des quartiers et des villes. Elles permettent également d’apporter des solutions sur-mesure aux besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire des bâtiments.

Améliorer l’efficacité énergétique

En France, 44% de la consommation finale d’énergie concernent les bâtiments résidentiels et tertiaires, le chauffage représentant à lui seul 67% des consommations des logements et 47% des consommations du tertiaire.
Afin d’améliorer la performance des bâtiments, il faut optimiser la maintenance des installations existantes dans la durée, voire les moderniser.
En complément, nous disposons aujourd’hui d’outils qui permettent de piloter l’énergie au plus près des besoins : des compteurs électriques intelligents, des équipements de supervision de plus en plus performants.

Tous acteurs de la transition énergétique

Pour que les efforts déployés par les acteurs de l’énergie sur les volets des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique portent pleinement leurs fruits, il faut que chacun, à son échelle, y apporte sa contribution.
Des gestes quotidiens qui peuvent paraître anodins permettent de réaliser des économies d’énergie conséquentes.
Éteindre la lumière de la pièce que l’on quitte, baisser le chauffage d’un ou deux degrés, dégivrer son réfrigérateur… autant de gestes simples qui, mis bout à bout, forment un maillon indispensable de la transition énergétique.
Pour encourager ces gestes, les acteurs de l’énergie ont la responsabilité de sensibiliser les usagers.

Une question sur le réseau ? Un problème technique ?

Votre réseau de chaleur, une organisation de proximité à l’écoute de vos besoins